Oubliez les listes de compétences ou les classements figés : à Skyrim, choisir son huscarl relève presque du choix de vie. Derrière chaque compagnon, il y a bien plus qu’une simple jauge de points de vie ou un inventaire à optimiser. C’est tout un pan de l’aventure qui se dessine en fonction de celui ou celle qui vous accompagne, et leur influence sur votre épopée n’a rien d’anodin.
Cicéron
Cicéron, c’est un cas à part. Difficile de passer à côté de ce personnage haut en couleur, à la fois redoutable et parfaitement imprévisible. Sur le plan du combat, il n’a rien à envier à personne : des statistiques affolantes et une efficacité meurtrière, voilà ce qu’il apporte dans la mêlée. Mais Cicéron, c’est aussi une histoire lourde à porter, celle de la Fraternité Noire et de ses trahisons. Certains ne parviennent pas à lui pardonner, d’autres choisissent de lui donner une seconde chance pour profiter de ses talents uniques.
Pour le rallier à votre cause, il faudra retrouver la trace de la Fraternité Noire et prendre une décision au sanctuaire de Dawnstar. C’est là que tout se joue : l’épargner, c’est accepter son passé, le tuer, c’est tourner la page mais perdre un allié d’exception. Même en cas de duel fatal, deux autres membres anonymes de la confrérie peuvent venir compléter votre équipe, avec des caractéristiques proches. Et si vraiment vous n’aimez pas l’homme, récupérez au moins ses atours de bouffon, véritables perles pour tout mage en quête d’originalité.
Zargo
Zargo, le mage khajiite du Collège de Fortdhiver, n’a rien d’un compagnon ordinaire. Il partage votre goût pour l’arcane, et s’impose comme l’un des maîtres incontestés de la magie de destruction. Pour l’attirer dans votre sillage, rien de compliqué : un service rendu, quelques échanges, et il accepte de vous suivre sans rechigner.
Un détail qui surprend : Zargo affiche la réserve de vie la plus impressionnante parmi tous les compagnons, surpassant même les guerriers les plus robustes comme Farkas ou Frea. Pourtant, il se limite aux sorts d’apprenti, ce qui frustre parfois face à la promesse de ses statistiques. Malgré cette petite incohérence, il s’impose comme un allié solide, parfait pour ceux qui veulent un peu de magie dans leurs rangs dès les débuts de l’aventure.
Aela
Aela la chasseuse attend les aventuriers à Jorrvaskr, le foyer des Compagnons. Pour la convaincre de vous accompagner, il faudra d’abord prouver votre valeur lors des quêtes de faction. Une fois à vos côtés, Aela fait des merveilles à l’arc. Elle excelle en soutien, idéale pour le joueur qui préfère foncer en première ligne pendant qu’elle décoche ses flèches dans le dos de vos adversaires.
Son efficacité dépendra du profil du joueur. Les mages ou archers risquent de se marcher sur les pieds, mais pour un guerrier, c’est un duo gagnant. Son développement scénaristique reste plus discret que celui de Cicéron, mais elle n’en demeure pas moins une alliée de choix pour qui cherche un appui fiable et constant.
Vilkas et Farkas
Autres figures incontournables de Jorrvaskr, Vilkas et Farkas incarnent la force brute du Nord. Leur style de combat, direct et sans fioritures, repose sur la capacité à encaisser et à rendre coup pour coup. Personnellement, une préférence pour la voix de Vilkas oriente souvent mon choix, mais les deux frères se valent en termes d’efficacité.
Ces guerriers sont taillés pour protéger les aventuriers plus fragiles : archers et mages trouveront en eux des remparts efficaces. Même pour ceux qui manient déjà la hache ou l’épée à deux mains, leur présence change la donne lors des affrontements les plus corsés. Côté personnalité, ils restent relativement en retrait une fois la quête des Compagnons bouclée, mais leur utilité sur le terrain ne se dément pas, surtout dans les premières heures de jeu.
Mjoll
À Faillaise, Mjoll la Lionne fait figure d’exception parmi les combattants. Elle partage le profil robuste des Farkas et Vilkas, mais son caractère affirmé et sa vision tranchée du monde en font une compagne à part. Pour l’enrôler, il vous faudra retrouver Grimsever, son épée perdue. Une fois la lame restituée, elle se joint volontiers à votre aventure.
Mjoll encaisse les coups sans broncher et reste un pilier solide, même dans les phases avancées du jeu. Mais attention à vos fréquentations : elle supporte mal tout ce qui touche aux activités illicites et voue une aversion tenace à la Guilde des voleurs. Si vous comptez vous lancer dans des affaires louches, mieux vaut la laisser à l’auberge du Coin du Miel, sous peine de voir la tension monter.
Serana (DLC Dawnguard)
Avec l’extension Dawnguard, Serana débarque dans la partie. Ce vampire capable de terrasser ses adversaires à grands renforts de sortilèges se distingue aussi par son intrigue captivante, sans doute l’un des arcs narratifs les plus marquants de Skyrim. À la forge comme chez les marchands, elle ne reste jamais inactive. Parfois, elle médite même avec les Grises-Barbes, preuve d’une profondeur rarement égalée chez les compagnons.
Teldryn Sero (DLC Dragonborn)
Le DLC Dragonborn introduit lui aussi son lot d’alliés mémorables. Parmi eux, Teldryn Sero, mercenaire croisé au Retching Netch, la taverne de Raven Rock. Pour quelques centaines de pièces d’or, il rejoint vos rangs, armé d’un des équipements les plus singuliers du jeu. Son style de combat, agressif et tranchant, lui permet de tenir tête aux créatures les plus dangereuses du continent.
Peu importe le compagnon que vous choisirez, le plus déterminant reste l’envie de partager l’aventure avec lui. Farkas et Vilkas impressionnent par leur solidité, mais c’est la connexion avec leur personnalité qui fera toute la différence. Beaucoup restent attachés à Cicéron, malgré ses zones d’ombre, car derrière le guerrier se cache un protagoniste fascinant, capable d’apporter une pointe d’humour même dans les couloirs les plus hostiles. Un compagnon dans Skyrim, c’est bien plus qu’un simple soutien au combat : c’est un allié qui, parfois, transforme le voyage en véritable odyssée. Qui sera celui qui marchera à vos côtés sur les chemins du nord ?








